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Jardins romantiques : le parc de La Forge à Wintzenheim


Wintzenheim-La Forge : le parc Kiener bientôt valorisé

Un comité consultatif sera créé à Wintzenheim pour travailler sur la mise en valeur du parc Kiener de La Forge, à travers la replantation d’espèces rares, qui font sa singularité. Son ouverture lors de manifestations événementielles est également à l’étude.

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Le parc Kiener, à La Forge, abrite plusieurs séquoias géants originaires d’Amérique du Nord, plantés autour de 1865. Cette essence a plutôt bien résisté avec le temps, comme s’en réjouit l’adjoint de Wintzenheim Dominique Herold (Photo L’Alsace /Hervé Kielwasser)

Le parc Kiener, à La Forge, abrite plusieurs séquoias géants originaires d’Amérique du Nord, plantés autour de 1 865. Cette essence a plutôt bien résisté avec le temps, comme s’en réjouit l’adjoint de Wintzenheim Dominique Herold.

Etendu sur une douzaine d’hectares, le parc Kiener de La Forge est un petit paradis de nature préservée. Créé en 1865 pour l’industriel Jean Kiener, par le paysagiste-pépiniériste Auguste-Napoléon Baumann, il fait la part belle aux grands arbres remarquables, notamment des essences d’origine américaine, qui étaient à la mode au XIXe siècle, comme les séquoias, dont certains atteignent les 40 m de hauteur, des tulipiers de Virginie ou les thuyas. « Ce parc était, pour Jean Kiener, une manière de faire étalage de sa richesse » souligne Dominique Herold, adjoint de Wintzenheim, en charge de l’environnement.

Mais avec le temps, certaines de ces essences remarquables ont dépéri, contraignant le service des espaces verts de Wintzenheim à les abattre. Cela a été le cas, par exemple, pour les trois gros tulipiers de Virginie, attaqués par un champignon.

Propriétaire du parc depuis 2004, la Ville de Wintzenheim a décidé de remettre ce patrimoine végétal en valeur. C’est pourquoi un comité consultatif sera créé, pour travailler sur l’aspect conservatoire et historique du parc, et replanter toutes les espèces qui étaient présentes à l’origine. Par ailleurs, un verger conservatoire, composé d’arbres fruitiers anciens ou méconnus, devrait être constitué. « Le but est que les habitants puissent en découvrir les fruits » indique l’adjoint. Des panneaux explicatifs et un parcours historique seront également mis en place à l’occasion. Et l’étang devrait être curé et redessiné avec des pentes douces.

Autre objectif de la municipalité : ouvrir plus souvent ce parc, très peu fréquenté, qui n’accueille le public que lors de la journée du patrimoine ou lors des Rendez-vous au jardin. « Nous n’avons pas les moyens de l’ouvrir en permanence car il nécessiterait une surveillance constante » reconnaît l’élu. L’idée serait donc de l’ouvrir à l’occasion de manifestations évènementielles plus récurrentes. La prochaine ouverture est prévue en juin pour l’édition 2021 des Rendez-vous au jardin.

Le comité consultatif, dont la création sera proposée au conseil municipal, ce vendredi soir, devrait être constitué d’élus siégeant à la commission environnement, de la majorité et de l’opposition, mais aussi de personnes extérieures, comme l’historienne Cécile Modanèse (qui a réalisé sa thèse sur le pépiniériste Baumann) et de personnes ayant des compétences dans le domaine de l’horticulture et du paysagisme.

Le parc est entretenu habituellement par le service des espaces verts de la commune et par des volontaires lors de la journée citoyenne, qui si tout va bien, devrait se tenir cette année, le samedi 15 mai. Si la plus grande partie (12 hectares) du parc appartient à la commune, une plus petite portion (2 ou 3 hectares), autour du château, est propriété de l’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique (ITEP) La Forge.

Source : Valérie Freund, DNA en ligne, 11 mars 2021

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Les trois tulipiers de Virginie, attaqués par un champignon, ont dû être abattus pour des questions de sécurité. Des arbustes de cette essence américaine devraient retrouver leur place dans le parc Kiener (Photo L’Alsace /Hervé Kielwasser)


Sur les traces des Pépinières Baumann

Napoléon Baumann a composé un parc pour l'industriel Kiener à La Forge (commune de Wintzenheim). Ce parc, travail de maturité du paysagiste, associe une vaste prairie centrale, une pièce d'eau, un point de vue ouvert sur le Pflixbourg, une allée circulaire. Napoléon Baumann a arboré ce parc par la plantation de groupes d'arbres (plusieurs groupes de séquoias géants, cèdres de l'Atlas et des tulipiers de Virginie abattus). Comme dans beaucoup de propriété d'industriels, on y trouvait aussi un verger fruitier et une serre à proximité de la propriété.
Sur la prairie centrale, un hêtre pleureur est aujourd'hui mort et sera sans doute prochainement abattu.
De beaux restes d'un passé fastueux !

Source : Cécile Modanese sur Facebook, 1er mai 2021

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(photos Cécile Modanese)


Le parc de La Forge à Wintzenheim, authentique sous les herbes folles

Miraculeusement épargné, le parc Kiener de La Forge, pour l’instant fermé au public, a gardé toutes les caractéristiques d’un jardin romantique du XIXe siècle. La commune de Wintzenheim et ses partenaires ont bien l’intention, ces prochaines années, de lui redonner son éclat d’antan.

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De très nombreux arbres anciens forment des bosquets, selon la technique de l’époque.

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L’allée circulaire bordée de tilleuls fait le tour d’une prairie cultivée.

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Le parc servait d’écrin au petit château des industriels Kiener.

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Le plan d’eau, élément indispensable des jardins romantiques.

Avec le temps, les herbes folles ont pris leurs aises, et les invasives s’en sont donné à cœur joie : robiniers faux acacias, renouées du Japon et impatiens de l’Himalaya disputent l’espace aux orties tout autour du parc, situé juste à côté de l’actuel ITEP (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique). Pourtant, pas besoin de gros efforts pour l’imaginer tel qu’il était au XIXe siècle. L’allée circulaire bordée de tilleuls existe toujours et, avec un peu de défrichage, elle pourrait toujours servir de promenade aux calèches et aux élégantes munies d’ombrelles.

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De très nombreux arbres, dans ce parc encore fermé au public, datent de la seconde moitié du XIXe siècle.

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La pièce d’eau avec les grands arbres d’origine américaine au fond, c’est bien un jardin romantique du XIXe siècle.

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Un barrage et une écluse permettent de dériver les eaux de la Fecht.

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L’ancien château des Kiener est utilisé aujourd’hui par l’ITEP de La Forge.

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Dominique Herold, adjoint au maire, prévoit un gros chantier de défrichage.

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L’industriel Kiener, qui se rendait fréquemment aux Etats-Unis, a voulu ce bosquet de séquoias.

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De vastes prairies au centre de l’allée circulaire bordée de tilleuls, une particularité du parc.

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Quand les troncs anciens doivent être coupés, ils sont très recherchés.

Des chevaux et lévriers dans l’allée circulaire

A l’époque du manufacturier Jean Kiener, ce sont aussi des pur-sang et des lévriers qui étaient invités à se dégourdir les pattes tout au long de l’allée. « Jean Kiener était curieux de tout, raconte Dominique Herold, adjoint à l’environnement de la commune de Wintzenheim. Il possédait cet élevage de chevaux et de chiens, mais il s’intéressait aussi à l’agronomie et à l’élevage des bovins. Il avait installé dans sa ferme les premières trayeuses de vaches, à la fin du XIXe siècle… Il était également un passionné de botanique et particulièrement de plantes et arbres américains. Car il se rendait régulièrement aux Etats-Unis pour ses affaires, notamment pour y négocier le coton.»

Belle mais invasive, l’impatiens de l’Himalaya colonise aujourd’hui le parc.

Rien d’étonnant, dès lors, à ce que Jean Kiener rencontre les pépiniéristes Baumann de Bollwiller, spécialisés dans la reproduction et la vente d’essences exotiques. Et qu’ils se lient d’amitié. « Dans son livre de raison, l’équivalent d’un journal intime, Emile-Napoléon Baumann raconte qu’il passe ses dimanches avec la famille Kiener, note Cécile Modanese, auteure d’une thèse sur cette dynastie de pépiniéristes. Et dans le parc de La Forge, on retrouve leurs best-sellers, des séquoias géants surtout. Les Baumann ont pressenti que ces arbres allaient être à la mode, ils ont donc acheté beaucoup de graines, qui se vendaient très cher. En plus, dans nos vallées vosgiennes, le séquoia se porte bien.»

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Un bosquet de séquoias géants.

Comment l’aménagement du parc Kiener a sauvé les pépinières Baumann

L’historienne est même convaincue que Jean Kiener, en commandant l’aménagement de son parc en 1865, a sauvé l’entreprise de Bollwiller : « Dans ses mémoires, écrites au XXe siècle, Louis Baumann raconte qu’un jour, chez les Kiener, son grand-père avait l’air déprimé. Il avoue à l’industriel qu’il est criblé de dettes. Jean Kiener lui demande alors d’aménager son parc, qui devait servir d’écrin à son château… » L’historienne en est certaine : les dates correspondent bien à la période pendant laquelle Napoléon Baumann dessinait des parcs et jardins.

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La dérivation de la Fecht, précieuse pour irriguer le parc.

« En mettre plein la vue aux invités »

Hormis les séquoias, le tulipier de Virginie était un autre arbre emblématique du parc Kiener. Les deux derniers exemplaires, qui n’ont pas supporté la dernière canicule, ont dû être coupés l’année dernière. Mais on peut encore admirer de superbes cèdres de l’Atlas, des hêtres pourpres, des épicéas bleus du Colorado, des pins lord et… des thuyas. Rien à voir avec les haies fades de nos jardins urbains, il s’agit là d’un arbre spectaculaire lorsqu’il est planté en isolé.« Ces essences exotiques étaient destinées à en mettre plein la vue aux invités, souvent prestigieux, de la famille Kiener », souligne Dominique Herold.

Pour le reste, le parc respecte les codes en vigueur au XIXe siècle. Une barrière végétale pour isoler le parc du château, afin d’assurer plus d’intimité à la famille, une pièce d’eau, envahie par la végétation en été, et surtout une dérivation des eaux de la Fecht, avec un petit barrage et une écluse. Les services techniques de la commune possèdent encore la clé qui permet d’en actionner le lourd mécanisme. « L’eau était indispensable à l’usine de textile située en amont, explique Cécile Modanese, mais aussi au parc, pour l’irrigation des plantations. Le cyprès chauve, par exemple, vit le pied dans l’eau… »

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Les parcs romantiques offraient souvent une perspective vers les châteaux du Moyen-Age, comme ici le Pflixbourg.

Parmi les « remarquables vestiges » du parc, l’historienne apprécie particulièrement la perspective ouverte sur le vieux château du Pflixbourg, qui dominait les cèdres de l’Atlas et l’ancien verger. « On aimait beaucoup au XIXe siècle les références historiques, que ce soit au Moyen-Age ou à l’Antiquité. C’est l’époque de Victor Hugo et de tout son imaginaire médiéval. Beaucoup de domaines comportent donc de vastes prairies ouvertes sur une ruine. C’est le cas à La Forge mais aussi à Ottrott, Kientzheim, Munster, Guebwiller… »

Au final, ses 160 ans d’âge n’ont pas beaucoup abîmé le parc Kiener, récupéré par la commune en 2004 après que l’ITEP s’est installé sur la partie « château ». Tour à tour sanatorium puis centre de repos pour cheminots, il a échappé à l’appétit des promoteurs. La suite de l’histoire reste encore à écrire.

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Aujourd’hui, les troncs anciens des arbres abattus sont très recherchés, comme le montre l’adjoint au maire Dominique Herold.


Des projets d’aménagement

La ville de Wintzenheim ne manque pas d’idées pour restaurer le parc en respectant son histoire, afin de pouvoir accueillir – ponctuellement – du public. « Nous ne pourrons pas l’ouvrir en permanence, pose d’emblée Dominique Herold, adjoint à l’environnement. Cela nécessiterait une surveillance constante. Nous nous orientons plutôt vers de l’événementiel.»

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Dominique Herold verrait bien dans le parc restauré une Nuit de la chouette ou de la chauve-souris, des contes déambulatoires…

Dès cet automne, un comité de pilotage sera créé afin de suivre les étapes de la restauration. Il comprendra, outre les élus, Cécile Modanese, historienne des jardins, des représentants du Parc des Ballons des Vosges et de l’ONF ainsi qu’un architecte paysagiste. Dans les grandes lignes, les projets sont déjà connus. Il s’agirait déjà de recréer un verger d’espèces anciennes dans la clairière à l’entrée du parc, « dont les habitants de la commune pourraient cueillir les fruits », souhaite l’adjoint. A l’intérieur du parc, sur l’allée circulaire, seront replantées les essences prisées au XIXe siècle : tulipiers, cèdres, hêtres pleureurs… « Ce sera la partie historique ».

Une autre clairière côté Nord accueillerait les pépinières municipales. Un peu plus loin, dans une partie humide, il est question de créer une zone de biodiversité. « Nous allons d’abord effectuer un inventaire floristique, explique Dominique Herold, puis utiliser une rigole afin d’attirer les insectes, les batraciens puis les oiseaux… Peut-être y aura-t-il des postes d’observation ? » Se posera alors la question de l’occupation de cet espace par les chasseurs.

A terme, l’adjoint imagine l’organisation sur place de la Nuit de la chauve-souris, la Nuit de la chouette, des Rendez-vous au jardin, des contes déambulatoires le long de l’allée circulaire… Il faudra juste prévoir avant cela un bon défrichage. Dominique Herold souhaiterait pour cela confier le parc à un troupeau de chèvres bien entraînées. Ce qui cadrerait bien avec l’esprit des lieux et celui de leur premier propriétaire, Jean Kiener…

Source : Valérie Koelbel, L'ALSACE du dimanche 1er août 2021, photos Hervé Kielwasser


Requiem pour un séquoia géant de 157 ans

Un séquoia géant de 157 ans, originaire d’Amérique du Nord, a été abattu mercredi 12 janvier au parc Kiener de La Forge par une équipe de jeunes forestiers du lycée Louise Weiss de Sainte-Marie-aux-Mines.

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L’équipe de jeunes bûcherons et les élus devant l’arbre à terre. Au premier plan, la souche (photo Jean Haeffelé)

Cet arbre majestueux a été planté en 1865, d’après les recherches effectuées dans les archives, explique Dominique Hérold, adjoint au maire de Wintzenheim, chargé de l’environnement et du cadre de vie. Le parc, créé en 1865 pour l’industriel Jean Kiener, par le paysagiste pépiniériste Auguste Napoléon Baumann, fait la part belle aux grands arbres remarquables, notamment des essences d’origine américaine, qui étaient à la mode au XIXe siècle.
Dans le cadre de la réhabilitation de ce parc, des travaux forestiers ont été confiés à la section bois et forêts du lycée professionnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Il est apparu que cet arbre mort, situé en périphérie d’un groupe de plusieurs autres séquoias géants, préservés, présentait des signes de pourritures à sa base. C’est pourquoi, son maintien présentant des dangers, l’abattage a été confié à une jeune équipe d’une dizaine d’élèves, encadrés par trois professeurs. Ces jeunes suivent une formation unique en Alsace et sur le massif forestier vosgien. Les élèves se rendent une journée et demie sur le terrain en forêt, et chaque élève est responsable d’une tronçonneuse. Pour l’occasion, les bûcherons étaient rejoints par le maire Serge Nicole, lequel n’a pas manqué de féliciter l’équipe pour le travail accompli. Assistaient également à l’événement, Denis Arndt, adjoint à l’action foncière et aux travaux, et Benoît Freyburger, conseiller délégué aux chemins ruraux.

Une quarantaine de mètres de haut

C’est avec respect et professionnalisme que les bûcherons ont préparé cet arbre vénérable d’une quarantaine de mètres de haut, ainsi que le site destiné à l’accueillir, une fois couché. Les professeurs ont expliqué les difficultés particulières de l’opération résultant de la taille du spécimen, mais surtout de la partie pourrie qui, présentant une moindre résistance, pouvait modifier le comportement du tronc au moment de la chute. Finalement, après quelques incidents techniques surmontés, l’arbre a fini sa course à l’endroit prévu, dans un craquement sinistre. La grume sera proposée à la vente pour du bois d’œuvre.
Les travaux dans le parc vont se poursuivre en vue d’une ouverture au public, dont les modalités sont encore en cours de réflexion.

Source : L'ALSACE du vendredi 14 janvier 2022


2024 - Parc de La Forge : des travaux pour que le bassin reste en eau

Des travaux seront entrepris cet automne au parc Kiener à La Forge pour garantir une alimentation en eau permanente du bassin d’agrément. Il sera également cureté et retravaillé en pentes douces.

PHOTO - Le bassin du parc Kiener de La Forge doit être connecté directement à la Fecht, pour ne plus jamais être à sec, comme l’explique l’adjoint à l’environnement Dominique Hérold (photo Hervé Kielwasser)

« Pour une fois, il n’est pas à sec », note l’adjoint en charge de l’environnement de Wintzenheim, Dominique Hérold. En cette belle matinée de début août, les arbres se reflètent dans l’étang du parc Kiener de la Forge.

« C’est très rare qu’il y ait de l’eau en été », ajoute l’élu. Non pas à cause de la sécheresse, mais à cause des travaux régulièrement réalisés l’été sur la centrale hydroélectrique voisine, qui appartient à un particulier, et par laquelle transite le canal qui alimente le bassin du parc. « Quand la centrale est en travaux, le canal est coupé, et le bassin se vide. »

Afin de garantir une alimentation en eau permanente du bassin, et éviter ainsi que les arbres du parc soient fragilisés par la sécheresse, de gros travaux seront réalisés cet automne pour relier directement le bassin à la rivière la Fecht qui borde le parc. « Un bassin de rétention de 300 m2 sera creusé dans la prairie du parc », explique l’adjoint ; il sera alimenté par un canal souterrain, directement depuis la rivière voisine, et alimentera à son tour le bassin historique, qui date de la création du parc par l’industriel Jean Kiener en 1865. Ce bassin historique sera ainsi déconnecté du canal qui transite par la centrale et par la parcelle voisine appartenant à l’ITEP (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique).

Des berges en pentes douces

Par ailleurs, le bassin historique devrait être cureté et ses berges seront réaménagées en pentes douces. « De cette manière, nous pourrons retirer les clôtures inesthétiques » souligne l’adjoint. Le site sera aussi débarrassé de sa végétation invasive, en particulier de l’impatience de l’Himalaya. « Et nous remettrons au jour le petit îlot central, sur lequel se trouvait historiquement une cabane. »

Quant au nouveau bassin, qui sera creusé dans la prairie, il devrait être doté d’un ponton et de deux affûts de chaque côté. « Nous allons travailler avec le Parc du Ballon des Vosges afin d’inventorier la faune et la flore et d’ouvrir le site aux visiteurs à certaines périodes pour l’observation des oiseaux. »

L’ensemble de ces travaux, estimés à 300.000 €, sera réalisé par Rivières de Haute Alsace.

PHOTO - Exceptionnellement, cet été, le bassin est rempli, et les arbres s’y reflètent (photo Hervé Kielwasser)

PHOTO - C’est dans cette prairie inondable, bordée par La Fecht, que sera creusé un bassin de rétention pour connecter la rivière au bassin d’agrément (photo Hervé Kielwasser)

PHOTO - Le bassin d’agrément sera nettoyé et travaillé en pentes douces (photo Hervé Kielwasser)

PHOTO - Le parc de la Forge est réputé pour ses séquoias géants (photo Hervé Kielwasser)

Depuis quelques années déjà, la commune a entrepris de redonner à ce magnifique parc d’une douzaine d’hectares, qu’elle a acquis en 2004, l’apparence qu’il avait à l’origine. Après avoir abattu une soixantaine d’arbres morts ou fragiles, en particulier des séquoias géants et des tulipiers de Virginie, fragilisés par la sécheresse, la commune de Wintzenheim va replanter une trentaine d’arbres de mêmes essences dès l’automne. « À l’époque, ces arbres venus des États-Unis étaient une curiosité et, pour Jean Kiener, un signe extérieur de richesse » souligne Dominique Hérold.

Mais ces grands arbres remarquables ne sont pas la seule richesse du parc. « Nous avons aussi entrepris des recherches pour reconstituer le verger, qui existait au temps des Kiener. Malheureusement, certaines essences, comme des variétés de pêchers, sont aujourd’hui introuvables. Mais d’autres existent toujours. »

Après avoir réalisé tous ces aménagements et sécurisé les lieux, la commune souhaiterait ouvrir plus souvent ce parc, assez méconnu. Depuis quatre ans, il est ouvert un week-end au mois de juin, à l’occasion des rendez-vous au jardin. « Mais on aimerait multiplier les animations. »

Source : Valérie Freund, L'ALSACE et les DNA du vendredi 9 août 2024


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Les origines du parc de La Forge vers 1870

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