WINTZENHEIM.HISTOIRE

Julien ACKERMANN, boulanger et photographe

Wintzenheim Julien Ackermann habitait à Wintzenheim,
dans la maison familiale en bordure de la rue Principale
(actuelle propriété Josmeyer, rue Clémenceau).

Il logeait tout d'abord sur le devant, au-dessus du porche.
Après 1949, il s'est installé dans un logement situé au fond de la cour.

(photo Guy Frank, juillet 2002)

Biographie sommaire

Wintzenheim Julien ACKERMANN est né à Wintzenheim le 18 juillet 1884, fils de Adolphe Ackermann et de Louise Matt, qui tenaient une boulangerie 36 rue Clémenceau (actuellement maison Bleicher). Le 28 mars 1930 à Colmar, il épouse en 2èmes noces Augustine Schmidt (née à Fribourg/Bade le 6 décembre 1903 et décédée à Ribeauvillé le 8 février 1992) qui lui donnera un fils, Robert, né à Colmar le 9 février 1938, retraité à Andolsheim. Mais Augustine le quitta en 1949, pour retourner avec l'enfant à Ostheim d'où elle était originaire. Julien Ackermann est décédé à Colmar le 5 décembre 1953 à l'âge de 69 ans.

1er novembre 1938 : en bout de table, Julien Ackermann
chez son beau-frère Jules Thirion (à droite avec les lunettes),
fondateur de la fabrique de pâtes alimentaires à Colmar
(collection Robert Ackermann)

Julien Ackermann boulanger

Fils de boulanger, il a appris ce métier chez le "Baecka Mondy", en face de l'église Saint-Laurent. Il a travaillé à la boulangerie militaire de Colmar (1914-18), mais aussi à Wintzenheim, notamment chez Albert Sontag où, vers la fin de la 2ème guerre mondiale, il dut remplacer le boulanger Martin Meyer de Riedwihr, parti au front.

Marie-Thérèse Meyer, née Sontag se souvient : Julien rejoignait mon père à la boulangerie vers 2 heures du matin, et repartait vers 9-10 heures, après la dernière cuisson. Quand on avait besoin de Julien à la boulangerie, je courrais jusqu'à son domicile, à 200 mètres, pour le prévenir...

Julien Ackermann aux subsistances militaires de Colmar vers 1916
(photo E. Volkmann Colmar, collection Robert Ackermann)

 

Julien Ackermann musicien

 Wintzenheim  

Avant la 1ère Guerre Mondiale,
en plus des fanfares et cliques,
Wintzenheim possédait son orchestre.
Assis à droite, Julien Ackermann avec son violon.

(collection E.S.)

Wintzenheim

A Gueberschwihr en 1928 :
à gauche, Julien Ackermann avec son violon.

Source :
Gueberschwihr 100 ans de vie
(Jacky Barbès, Gérard et Marlyse Hertzog)

Publicité parue dans le "Elsässer Kurier" des Mercredi 6 juillet, Samedi 9 juillet et Mercredi 13 juillet 1921

Kilbe und Volksfest zu Wintzenheim im Juli. Flottes Tanzorchester ausgeführt von dem Musikverein Wintzenheim.
Der Unternehmer : Julien Ackermann...


Julien Ackermann aubergiste

Ribeauville Julien Ackermann s'était marié une première fois à Riedwihr le 26 février 1919, avec Anne Wurth, fille d'aubergiste, née dans cette commune le 19 août 1896. Elle lui donnera un fils, Lucien, né à Wintzenheim le 14 septembre 1921 et décédé à Strasbourg le 21 septembre 1979. Avec le soutien de ses parents, il prit l'exploitation du débit de boissons de l'Hôtel des Vosges situé 2 grand'rue à Ribeauvillé (propriété des Grandes Brasseries et Malteries de Colmar), jusque là tenu par M. Paul Pfeffer. Il s'y installa le 15 août 1923 comme aubergiste, secondé par son épouse et son beau-frère Chrisostome. Le samedi soir, et parfois le dimanche, il y organisait bals et concerts, avec piano et violon. Mais cette expérience tournera court, et le couple se séparera le 22 avril 1924. Julien reviendra à Wintzenheim, tandis que son épouse part pour Strasbourg. L'Hôtel des Vosges sera repris le 2 mai 1924 par M. Charles Bopp. Ce premier mariage se soldera par un divorce prononcé à Colmar le 23 juillet 1928

L'Hôtel des Vosges à Ribeauvillé, construit par Henri Holtzmann en 1899
(photo datant de 1929, collection Cercle de Recherche Historique de Ribeauvillé et Environs)

 

Julien Ackermann photographe

 Wintzenheim

Julien Ackermann de dos, le 30 mai 1943

(collection Eugénie Bohn)

Wintzenheim

Son fils Robert se souvient :

Mon père circulait de village en village avec son vélo et, sur le devant, sa caisse en bois contenant son matériel de photographie.
Il préparait lui-même ses plaques avec de la gélatine qu'il achetait à la droguerie Sommer à Colmar.
Pour retoucher les photos, il utilisait un chiffon avec un peu de marc de café.

Robert Ackermann, retraité à Andolsheim
(photo Guy Frank, 14 octobre 2002)

Julien,

Perché sur son haut vélo, pédalant de ses courtes jambes,
son ventre bedonnant, le chapeau légèrement de travers, les lunettes sur le bout du nez,
il sillonne les rues du village à l'affût d'une photo à prendre.
Devant son guidon, une caisse noire, avec son matériel.
On l'appelle, il s'arrête, installe son trépied, fixe l'appareil, et recouvre le tout d'un drap noir.
Prenez la pause, souriez, regardez ici, le petit trou. De sous son drap noir, il donne ses ordres.
Quand il est enfin satisfait, il introduit sa plaque de verre dans l'appareil.
Attention ! Le petit oiseau va sortir... Un petit clic, la photo est dans la boite.
Gardez bien la pause ! Il met une autre plaque et prend un deuxième cliché.
Merci ! Vous aurez vos photos dans deux ou trois jours. Au revoir tout le monde !
Un grand sourire, et le voila reparti à la recherche d'un autre client...

Hélène Gartner, Janvier 2003

Wintzenheim
Vers 1940

(coll. Jean-Jacques Muller)

En haut, de gauche à droite : Bruederlé Albert et Bruederlé Lucie

Au milieu : militaire hébergé, Mme Ackermann, Meyer Joséphine née Schwartz, Anna Rossé née Schwartz

A l'avant : Julien Ackermann, Odile Derkum née Meyer (femme du boulanger), Gérard Derkum, Robert Ackermann

Ses marques et signatures

 Wintzenheim

1916-17 : cachet au verso de la photo

Wintzenheim

Période 1939-45 : cachet sur la photo
(Wintzenheim en minuscules, et sans "t")

Wintzenheim

Après 1939-45 : cachet sur la photo
(Wintzenheim en majuscules, et avec un "t")

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