Liberté, égalité, fraternité, ou la mort.
Bureau des Domaines Nationaux
Colmar le 6 thermidor l’an second de la République Française, une, indivisible et démocratique
Liberté, Egalité, Fraternité ou la Mort
LES ADMINISTRATEURS
composant le Directoire du District de Colmar
Aux Commissaires du District
Nous sommes instruits, Citoyen, qu’il existe
encore des habillements et ornements dans les
Eglises, qui ne peuvent que dépérir et perdre de
leur valeur. L’intérêt de la République
exigeant une prompte exécution pour la vente
des dits effets, nous vous invitons à les faire
conduire et transporter, au reçu de la présente,
chez le citoyen Golbery à Colmar,
Commissaire nommé pour la réception des dépouilles (?)....
.... des Eglises, comme aussi tous les linges
qui n’auraient point encore été livrés.
Nous vous recommandons la plus grande
célérité dans l’envoy des dits effets et vous
rappelons en même temps les dispositions de
nos précédentes lettres relativement aux comptes
et inventaires estimatifs du mobilier et biens
de fabrique, fondations, confréries,
Congrégations, Communautés d’arts et métiers,
arquebusiers, etc.
Si vous diférez plus longtemps à remplir
les devoirs de notre Commission et à déferer
à nos diférentes invitations à cet égard, nous
ferons connaitre au Comité de Salut public
ceux en retard et les déclarons dans ce
moment responsables de toutes les suites
que pourraient avoir leur négligence.
Nous vous prions de nous accuser
promptement la reception de la présente.
(Suivent quatre signatures).
Si les ornements n’ont point été
portés dans l’inventaire que
vous avez dressé des linges, il faudra
en dresser un état détaillé et estimatif
pour être remis au Cre Golbéry.
Au Commissaire Tissot
Juge de Paix
à Wintzenheim
*
Lettre retranscrite par Marie-Claude Isner
(archives Société d'Histoire de Wintzenheim - Photothèque Grands Formats 020)
Le décret des biens du clergé mis à la disposition de la Nation est un décret pris le 2 novembre 1789, au cours de la Révolution française, par l'Assemblée constituante. Adopté par 568 voix contre 346 sur la proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, il disposait que les biens du clergé de l'Église catholique devaient être mis à la disposition de la Nation et mis en vente pour rembourser les dettes de l'État et résoudre la crise financière qui a causé la Révolution.
Copyright SHW 2021 - Webmaster Guy Frank