Lorsqu'après une vie de labeur arrive la retraite,
nombreux sont ceux qui jouissent encore d'une bonne santé, possèdent une maison,
habitent un appartement ou peut-être chez leurs enfants. Le fait d'appartenir
dès lors au « dit 3e âge » devrait être pour tous synonyme de bonheur, de repos
bien mérité selon l'expression populaire.
Mais hélas, les conditions idéales pour jouir de ce
bonheur sont quelquefois entravées, voire refusées ; maladies, solitude,
pauvreté, rejet par la famille contraignent les retraités à choisir, ou si l'on
ne choisit pas à leur place, à vivre en Maison de Retraite.
C'est là qu'ils éliront finalement domicile, et passeront
les dernières années de leur vie. C'est là aussi qu'ils retrouveront un foyer
accueillant et qu'avec d'autres pensionnaires ils partageront joies et peines,
entourés de sollicitude et de chaleur humaine, refusées peut-être ailleurs.
Nos contemporains avaient à leur époque déjà, ressenti la
nécessité d'un foyer pour personnes âgées et dès le XIXe siècle une structure
fut aménagée pour faire face aux besoins du moment. Inutile de dire que les
exigences à tous les niveaux n'étaient en rien comparables à celles
d'aujourd'hui. Plus tard, au début du siècle, fut décidé la construction d'un
pavillon supplémentaire qui aujourd'hui abrite quelques pensionnaires. Dans les
années 1970 et 1980, devant la demande de plus en plus importante, deux autres
bâtiments furent érigés dans le parc situé côté Sud, ils ont une capacité
d'accueil de 59 lits.
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La Maison de retraite en 1988 |
PHASE 1 : Construction d'un bâtiment neuf de 40 lits
Ce pavillon sera édifié sur deux niveaux, dans le sens Nord-Sud, à partir de l'existant qui sera agrandi au niveau du réfectoire. Il comprendra des chambres fonctionnelles et confortables d'une superficie de plus de 16 m2, la plupart seront individuelles ; l'infirmerie et la salle de kinésithérapie, cabinet médical, les services d'accueil et administratifs se trouveront au rez-de-chaussée, le sous-sol abritera le garage, l'atelier, les archives, la bagagerie et la morgue. (voir ci-dessous)
PHASE 2 : Humanisation des bâtiments dits « Bâtiment des Femmes et bâtiment des Hommes »
Cette opération transformera les chambres à 4 lits en chambres doubles ou simples en y intégrant cabinets de toilette et WC. Par ailleurs, l'isolation thermique et phonique y ajouteront un confort supplémentaire tout en permettant une appréciable économie de chauffage.
PHASE 3 : Démolition totale des bâtiments vétustes situés le long de la rue Clemenceau ; à cet endroit parkings et espaces verts seront aménagés.
De nombreux partenaires collaborent à cet ouvrage d'une haute technicité, mais qui s'intégrera harmonieusement dans le site. A présent que les premiers murs sont sortis de terre, les travaux vont s'échelonner sur deux ans. Ils causeront pendant cette période un certain nombre de désagréments ; mais quel chantier en est exempt, et le jeu n'en vaut-il pas la chandelle ? Alors, beaucoup de compréhension et d'indulgence de la part de tous !
En l'état actuel d'avancement du projet, il est possible d'en préciser les implications
financières, telles qu'elles sont susceptibles d'apparaître au budget communal.
Coût du projet : 19.000.000 F TTC
- participation du Département : 34% sur montant TTC
- avance sans intérêt du Département : 10% sur montant TTC
- avance sans intérêt de la Caisse Régionale d'Assurance Vieillesse 16% sur montant TTC
S'y ajoutent une subvention de l'A.G.R.R. de 75.000 F, ainsi que le remboursement de
la TVA 2 ans après le paiement et équivalent à 15,68 % du montant total ; soit
une charge réelle nette en fin de construction pour la commune de 25 % couverte
en partie par autofinancement communal, selon décision budgétaire et annuités
d'emprunt à rembourser par la Maison de Retraite.
Il reste à souhaiter que le chantier en cours ne rencontre aucun incident de parcours, afin que les pensionnaires retrouvent rapidement le foyer accueillant qu'ils appellent de tous leurs voeux. Ainsi entourés par un personnel dévoué, dont le travail sera également facilité par cette opération, mais dont on ne soulignera jamais assez les immenses mérites, et qui conjugue journellement « Aime ton prochain comme toi-même », ils pourront jouir d'une retraite heureuse dans un foyer chaleureux. Tel est aussi notre souhait le plus cher !
Bernard Hoffmann - Adjoint au Maire
Source : Bulletin d'Information Municipal 1989
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Phase 1 : construction de l'aile Ouest.
17 février 1989 :
Pose de la première pierre du nouveau bâtiment par M. Théo Braun, ministre délégué auprès des personnes âgées.
A gauche : Bernard Hoffmannn, président du Conseil d'Administration de la maison de retraite
et Jean-Jacques Weber, président du Conseil Général du Haut-Rhin.
À droite : Charles Siegel, maire de Wintzenheim et Pierre Knittel,
conseiller général et régional.
Le chantier qui a démarré fin 1988 (Photothèque SHW GF 083)
Phase 3 :
après la construction de l'aile Ouest (à droite sur la photo), l'ancien hospice est démoli en novembre 1990 (Archives Mairie)Copyright SHW 2022 - Webmaster Guy Frank