Un avion militaire, de type "Broussard", immatriculé 13-TA et appartenant à la base aérienne 132 de Meyenheim, revenait d'une mission au-dessus des Vosges, hier en fin d'après-midi, lorsque son moteur eut des ratés au-dessus de la vallée de Munster. Le pilote fit du vol plané en direction de Colmar et, à 17h45, tenta un atterrissage forcé dans les champs de la ferme Weigel, située entre Zimmerbach et Saint-Gilles, en bordure de la RN 415.
Malheureusement, le pilote ne put éviter un rideau d'arbres qu'il accrocha et piqua du nez, moteur arrêté, dans les champs verglacés. L'appareil se retourna sur le dos, pratiquement inutilisable. Par une chance inouïe, le pilote, un capitaine de la BA 132, s'en est tiré avec seulement quelques légères blessures à la tête. Il a néanmoins été transporté à l'hôpital militaire Baur à Colmar. Quant au mécanicien, un sergent-chef, il souffre d'un choc nerveux.
La gendarmerie de l'air a fait garder toute la nuit l'épave de l'appareil qui sera enlevée dans la journée d'aujourd'hui.
Photo : Après avoir piqué du nez, l'appareil s'est retourné sur le dos.
Source : Les Dernières Nouvelles du 24.12.1963
Deux aviateurs qui pourront se vanter de revenir de loin, ce sont le capitaine Léglise et le sergent-chef Fouquet de la base de Colmar-Meyenheim, qui ont effectué un atterrissage forcé, hier, vers 17h45 sur un pré situé dans la vallée de Munster, entre Saint-Gilles et Zimmerbach : leur appareil, un "Broussard", s'est retourné et brisé, et les deux occupants s'en sont tirés avec quelques blessures superficielles.
Le capitaine Léglise et le sergent-chef Fouquet effectuaient un vol de liaison Meyenheim-Reims-Meyenheim. Ils avaient quitté Meyenheim au début de l'après-midi et se trouvaient sur le chemin du retour. Au-dessus des Vosges, leur moteur eut des ratés et les deux aviateurs, se rendant compte qu'ils n'atteindraient pas la base, décidèrent un atterrissage forcé. L'endroit qu'ils choisirent était relativement propre à une telle opération ; ils avaient de l'espace, mais la terre était gelée.
Au moment où ils approchaient du sol, alors que la nuit était déjà tombée, l'avion heurta la cime d'un arbre qu'il brisa. Il prit contact avec le sol, mais en raison de l'inégalité du terrain, une des roues, après avoir roulé plus de 30 m. fut prise dans un trou et sans doute est-ce pour cela que l'appareil fut déséquilibré : il piqua du nez, laboura un peu le sol gelé et se retourna, les roues en l'air avant de s'immobiliser.
Le sergent-chef réussit à s'extraire de la cabine et se dirigea vers la route qui relie Zimmerbach à la RN 415, jusqu'à la ferme Weigel, pour quérir de l'aide. Le capitaine coincé dans la cabine en fut extrait avec l'aide des fermiers : il n'était atteint que d'une blessure au cuir chevelu. Pendant ce temps, un ouvrier, M. Jean Muller qui avait vu de loin l'avion s'abattre prévint le maire de Zimmerbach qui alerta la gendarmerie de Wintzenheim. Quelques instants après, deux ambulances militaires étaient sur les lieux et les deux rescapés furent transportés à l'hôpital Baur, après avoir reçu soins et réconfort à la ferme.
Les gendarmes de Wintzenheim se rendirent immédiatement sur les lieux, bientôt rejoints par la gendarmerie de l'Air venue de la base de Meyenheim. Le capitaine Réber et l'adjudant-chef Plantard de la compagnie de Colmar étaient également sur les lieux, ainsi que M. Ehrhard, maire de Zimmerbach.
Quant à l'appareil, il a subi de graves avaries. Une garde a été organisée pendant la nuit.
Photo 1 : L'avion, en fin de course sur le dos, le gouvernail et les ailes sont brisés.
Photo 2 : Les deux rescapés (à droite le capitaine un pansement sur la tête) à la ferme Weigel.
Source : L'Alsace du 24 décembre 1963
Le 23 décembre 1963, vers 17h45, au retour d'une mission de liaison Meyenheim-Reims-Meyenheim, le capitaine Léglise (pilote) et le sergent-chef Fouquet (mécanicien) à bord du Broussard (13-TA) ont été victimes d'une panne moteur suite au calaminage du filtre à huile au-dessus des Vosges.
Nos deux aviateurs durent effectuer un atterrissage de fortune dans un champ enneigé sur le banc de la commune de Wintzenheim. Ils se posèrent de nuit parallèlement à la route de Munster en se guidant grâce aux phares des voitures. En raison de l'inégalité du terrain, une des roues de l'avion fut prise dans un trou et l'avion piqua du nez et se retourna. Les deux membres de l'équipage se retrouvèrent coincés sous des caisses contenant du matériel. Lors du choc, le mécanicien avait défoncé le pare-brise avec sa tête. Ayant juste une coupure au cuir chevelu, il réussit à se dégager, ouvrit la porte et aida le pilote à s'extraire des débris de l'avion. Dans l'attente des secours et comme il faisait froid, le capitaine Léglise qui n'avait plus ses bottes de vol qui étaient restées coincées sous le palonnier, mit ses gants de vol aux pieds. A l'arrivée des secours, tout le monde pensait qu'il avait les pieds écrasés tant ces derniers étaient allongés !
Source : Paul Aubert, auteur de "La base aérienne 132 des origines à nos jours", Jérôme Do Bentzinger Editeur 2008
A gauche le mécanicien Fouquet, au centre le pilote Leglise, à droite un gendarme.
Le 23 décembre 1963, à quelques jours des fêtes de fin d'année, le Broussard de la base de Meyenheim codé 13-TA n°41, piloté par le capitaine Leglise accompagné du sergent-chef Fouquet (mécanicien) au retour d'une mission très importante sur Reims, effectua suite à une panne de lubrification moteur un atterrissage forcé de nuit dans un champ enneigé situé entre Zimmerbach et Saint-Gilles en bordure de la RN 417 dans la vallée de Munster. En raison de l'inégalité du terrain, une des roues de l'avion fut prise dans un trou. L'appareil piqua du nez et se mit sur le dos. Par une chance inouïe, les deux membres de l'équipage ne furent que légèrement blessés et la cargaison de champagne sauvée !
Source : "La base aérienne 132 des origines à nos jours", Paul Aubert, Jérôme Do Bentzinger Editeur 2008
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